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Pierrick Jacob, Erendira Islas

México/Francia

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Le silence des mécaniques, les roulements à l’arrêt, sous un nuage diaphane ploient les rues de la ville. 

Les lignes s’enfuient, les perspectives sont cavalières, raisonnent dans l’air le sifflement continue des alizées. Des tempétueux aléas de la vie de l’homme éteint, las ou brulant d’en découdre avec quiconque entraverait sa route, il ne reste pas même un écho. 

Le bitume vit son adolescence, des éruptions cutanées triture son épiderme, de ses fissures jaillissent buissons et arbustes. L’éternel retour de la nature, résiliente, coriace, celle qui embellit les vies et punit parfois ceux qui la défie. 

Des animaux errent, tous redevenu ce qu’ils avaient toujours été : sauvage. Par l’homme, ils ne sont plus exploités, ni protéger. Tout cela n’était, de fait, qu’une parenthèse temporelle. Du passé est fait table rase, pour ne pas faillir se cramponnent les plus faibles tandis que des nouveaux prennent peu à peu leurs quartiers. 

Ce sont effondrés les chimères homériques et les rêves irénique, ne reste seulement que des formes géométriques en béton armées. 

Pierrick Jacob